Une ville à taille humaine, adossée au Salève
Saint-Julien s'étend sur un plateau, avec le Salève qui ferme l'horizon à l'est et la plaine genevoise juste au nord. On est en ville sans jamais perdre le paysage de vue, et il suffit de quelques minutes de voiture pour se retrouver au départ des sentiers ou dans la campagne du Genevois. Le rythme de la commune se lit dans ses rendez-vous : le marché du vendredi matin place du Général de Gaulle, un marché de producteurs en fin de journée en semaine, une vie associative et culturelle nourrie par la taille de la ville. C'est un quotidien plus animé que dans les villages voisins, et pour beaucoup de familles, c'est exactement le bon dosage.
La frontière au bout de la ville
Ici, la frontière n'est pas à dix minutes, elle est au bout de la ville. Les douanes de Bardonnex et de Perly sont à portée immédiate, et le centre de Genève se rejoint en une vingtaine de minutes hors heures de pointe. La ligne de bus D relie Saint-Julien au réseau genevois, et le prolongement du tram depuis Genève reste le grand projet du secteur : il a pris du retard, il fait l'objet de recours, mais quand il aboutira, il changera profondément la donne pour les frontaliers de la commune. En attendant, Saint-Julien reste l'une des adresses les mieux placées du Genevois pour qui travaille à Genève, avec l'accès autoroutier en prime pour ceux qui vont vers Annecy ou Lyon.
Les quartiers et les hameaux
Saint-Julien se lit à deux niveaux. D'un côté la ville : le centre, où l'on vit à pied et où les appartements se louent facilement ; Chabloux, le secteur le plus récent, sorti de terre côté sud avec une vraie ambition urbaine ; Puy-Saint-Martin, La Feuillée, les Cyclades, chacun avec sa densité et son ambiance. De l'autre, les hameaux : Thairy, Norcier, Therens, Crache, Cervonnex, Ternier, Lathoy. On y trouve des maisons, des terrains, un cadre de vie franchement rural, tout en restant administrativement à Saint-Julien. D'un secteur à l'autre, on ne parle ni du même type de bien, ni du même acheteur, ni du même prix. C'est la commune du Genevois où cette lecture fine compte le plus.
Le marché immobilier à Saint-Julien
Saint-Julien est la seule des six communes à offrir un vrai parc d'appartements, du studio au grand familial, et cela lui donne un marché à part. En centre-ville, à Chabloux ou à La Feuillée, la demande vient des primo-accédants, des jeunes couples et des investisseurs qui louent à des frontaliers : on y raisonne en loyer, en charges de copropriété, en proximité de la douane. Dans les hameaux, à Thairy, Norcier ou Cervonnex, on achète au contraire une maison, un terrain, un cadre rural, avec une offre rare et des acheteurs qui comparent avec Collonges ou Archamps plutôt qu'avec le centre. La question du tram revient souvent : je raisonne sur ce qui existe aujourd'hui, pas sur une mise en service dont la date reste incertaine. C'est la commune où un prix moyen trompe le plus, parce qu'il additionne deux marchés qui ne se ressemblent pas.